François Bellec médecin volontaire

François Bellec a été médecin dans les tranchés puis volontaire en Roumanie pour combattre les épidémies.

François-Xavier Le Baquer, son arrière petit-neveu, a retracé son parcours pendant la guerre de 14-18, en recueillant des témoignages directes.

François Bellec, debout, au milieu du groupe.
Photos archives famille Le Baquer-Bellec.

François Bellec a été mobilisé comme sergent dans une compagnie servant sur le front, puis on lui propose un poste de médecin auxiliaire et il est nommé sous-lieutenant. Il est resté deux ans médecin de tranchées.

L‘Echo de Guingamp publie le 19 août 1916 dans la rubrique Rostrenen : Nous apprenons que le docteur Bellec, médecin aide-major au 265e régiment d’infanterie, vient de recevoir la croix de guerre.

Il fait, ensuite, la connaissance d’un médecin parisien qui lui demande de partir avec lui en Roumanie où on cherchait des médecins volontaires. Ils sont quatre à partir le 6 septembre 1917 pour un voyage de 6400 kilomètres. Ils doivent passer par l’Angleterre, l’Ecosse, la Norvège, la Suède, la Laponie, la Russie pour arriver en Roumanie le 1er octobre 1917. Leur rôle : combattre les épidémies de typhoïde et de variole qui sévissaient dans ce pays.


«  Nous ne faisions que des traitements symptomatiques. Notre rôle consistait à séparer les morts et les vivants et nous avions très peu de médicaments. Après trois ou quatre mois de travail, je suis allé travailler comme assistant avec le professeur Le GaL-Le Salle, un chirurgien. Nous étions installés à Jassy (ancienne capitale de la Moldavie) où nous sommes restés durant une année. Les Allemands occupaient la moitié du pays et nous étions dans la partie libre ». Témoignage du docteur Bellec recueilli pas sa famille.

Le traité de Brest-Litovsk, signé le 3 mars 1918, met fin au conflit avec l’Allemagne et la Roumanie. La mission médicale française rentre en France, via la Russie en pleine ébullition politique. Elle emprunte le chemin de fer qui était en très mauvais état, il fallait s’arrêter à chaque instant pour réparer la voie. Puis les médecins embarquent sur un croiseur anglais à Saint- Pétersbourg à destination de Newcastle. Le voyage dure huit jours.

A l’issue de la guerre, il rentre à Rostrenen. Son frère, Pierre, lui aussi médecin, était au front avec le chirurgien Georges Duhamel, futur écrivain et académicien. Pierre excercera toute sa vie à Gouarec. Leur neveu, Yves Le Baquer, reviendra lui aussi du front, mais la famille n’a jamais revu son frère aîné, Jean-Louis Le Baquer, fauché par une mitrailleuse le 20 juillet 1918 près de Soisson, à l’âge de 22 ans.


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