Le monument aux morts

monument aux morts de Rostrenen

Le 3 janvier 1919, M. Chauvel, pharmacien, maire de Rostrenen, adresse une lettre au conseil municipal émettant l’idée d’élever un Monument aux Morts à la mémoire des Rostrenois tombés aux combats de la guerre 1914-1918.

Le maire avait dans un premier temps souhaité dresser un menhir sur un monticule rocheux avec, devant le poilu breton en attitude de défense, un monument de couleur locale où le menhir eut symboliser la foi, le pays et la tenacité du soldat breton, mais il dut s’incliner devant les difficultés de transport, poids etc.

L’emplacement prévu pour le monument se trouvera au cimetière. Le 27 juin 1920, le principe est arrêté. Le monument sera érigé sur la place du Centre. Le croquis, puis la maquette présentés par un sculpteur de Paris, Durassier, sont acceptés. En raison du prix du granit, le socle sera fait en pierres naturelles du pays. Le monument achevé est acheminé à Rostrenen par voie ferrée.

Un Rostrenois, ancien professeur d’éducation physique, âgé d’une dizaine d’années à l’époque, Yves Poëzévara, dont la mère tient l’hôtel-restaurant de la gare (restaurant Le Clézio) est tout fier d’avoir été le premier Rostrenois à « toucher » le monument. En effet, averti par les employés de la gare, pensionnaires de sa mère, que le monument était arrivé sur un wagon bâché et garé sur la voie des halles Ropers, (marchand de

grains) il a tenu à satisfaire sa curiosité en allant défaire la bâche.

Le monument est alors transporté de la gare à la Place, pour être fixé sur un socle, par l’un des premiers camions existant à Rostrenen, celui de la Maison Le Doze, négociant en vins, rue de la gare. L’inauguration est fixée au 30 janvier 1921, présidée par le Ministre des Transports Publics, Yves Le Troquer, en présence d’un détachement du 48e Régiment d’Infanterie de Guingamp.

Sur le monument on peut lire « Ce Monument a été érigé de 30 janvier 1931 par souscription communale sous les auspices de la Municipalité »

«  Puisse le souvenir de tous ces braves demeurer toujours vivant parmi nous et dans les générations à venir. J’avais rêver d’un monument plus digne d’eux; celui-ci n’en sera pas moins un témoignage de reconnaissance et de nos regrets. Que leur sacrifice, en nous rappelant la grandeur de la cause pour laquelle ils sont morts, nous inspire à tous des sentiments de concorde et de fraternité qui seront les meilleurs levains de prospérité et de grandeur pour notre petite cité » Extrait du discours de M. Chauvel, maire

1931 : inauguration du monument aux morts


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