Olivier Perrin « reporter » du monde rural

Olivier Stanislas Perrin, peintre et dessinateur, né à Rostrenen le 2 septembre 1761, est le fils de François-Joseph Perrin, ancien notaire, procureur fiscal de la baronnie et de Catherine Bigeon.  Il commence des études de dessin à Rennes.

A la mort de son père, sa mère, n’ayant plus les ressources suffisantes pour continuer à lui verser sa pension, il part à Paris, sur recommandation de la duchesse d’Elbeuf, et devient l’élève de G.F. Doyen. Mais Doyen est chassé par la Révolution et se retire à la cour de Russie. Olivier Perrin rentre alors comme dessinateur aux Pont et Chaussées.

Puis il obtient une place de professeur de dessin au collège de Quimper, en remplacement de Valentin, dont il épouse la fille. Il devient le beau-frère de l’artiste Quimpérois François Valentin illustrateur du «Voyage dans le Finistère» de Cambry, édité en 1798. Il compose une « descente de croix » pour la chapelle Notre-Dame de Quimper après le décès de sa fille. Selon son biographe, l’académicien Alexandre Dumas, « dans cette oeuvre, son talent, guidé par l’amour paternel, lui rendit les traits de sa fille, sous la forme d’un ange » Il peint plusieurs tableaux pour différentes églises de Bretagne.

Mais il est surtout célèbre pour sa « galerie bretonne » série de dessins prenant le paysan breton au berceau, sa vie, ses usages, ses coutumes, les étapes de son existence, le menant ainsi jusqu’à sa mort. A Rostrenen, on lui doit le tableau de « l’Assomption » qui décore l’autel Notre-Dame. Olivier Perrin est décédé le 14 décembre 1832, à Quimper.


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