Guillaume Le Hir : près de 50 ans d’enseignement

« Le Père le Hir, comme on l’appelait familièrement, avec sa casquette et sa redingote légendaires, était le type de ces vieux pédagogues pénétrés du sentiment de leur dignité professionnelle » ( un vieux rostrenois)

Guillaume Le Hir, né à Pluméliau en 1803, est le fils de François et de Jeanne Le Bot.

Bachelier es lettres, il enseigne pendant près d’un demi-siècle, de 1829 à 1876, d’abord dans la chapelle Sainte-Barbe, puis, à la démolition de celle-ci, dans l’école dite  « des garçons ». C’est, assisté d’un adjoint, Monsieur Simon, qu’il transmet cet enseignement à tous les jeunes garçons de Rostrenen.

Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur, décoré par son ancien élève, l’abbé Bouché, aumônier de la Marine futur évêque de Saint-Brieuc.

Extrait du discours de sa décoration

« Pour établir votre école, la commune ne put d’abord vous fournir un local convenablement approprié à cette destination (…). Bientôt, à la suite d’une heureuse entente entre la Fabrique de Notre-Dame et la municipalité, l’ancienne chapelle Sainte Barbe, que les modiques ressources de la Fabrique ne lui permettaient plus d’entretenir convenablement, devint, moyennant de nombreux aménagements, la maison d’école de Rostrenen. La chapelle, condamnée à ne plus être un lieu de prières, ne pouvait pas, semble-t-il, recevoir une meilleure destination » 

Célibataire, il décéde le 15 juillet 1876, rue Neuve à Rostrenen ( aujourd’hui rue Oliver Perrin), sans jamais avoir accepté aucune retraite.

A sa mort, il est remplacé par Monsieur Le Calvez qui, en 1879, demande un deuxième adjoint «  attendu que la classe se divise en trois cours : élémentaire, moyen et supérieur ». Ce fut Yves Le Pennec, futur directeur de l’école publique de Maël-Carhaix.

Lors du cinquantenaire de l’école laïque, en 1932, le directeur, Monsieur Corniquel, écrivit un poème dont voici un extrait :

Quand l’oiseau se réveille et dit dans le hallier

Sa chanson matinale à l’aube fraîche et claire

Le sommeil de l’enfant dans le lit familier

S’achève et l’enfant pense à l’œuvre coutumière

Alors par les sentiers, par les prés verdissants

Par la route joyeuse où la poussière vole

Par les landes d’ajonc aux ors resplendissants

Les écoliers en foule accourent à l’école

(…). »


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