L’abbé Gibert honoré au Cambodge

Valentin-Nicolas-Emile Gibert est né à Rouen, le 9 avril 1841. Il est ordonné prêtre  au Mans,  le 21 mai 1864. Connu pour son altruisme, il a été nommé chevalier de « l’Ordre Royal du Cambodge » et chevalier de la Légion d’honneur. C’est en Bretagne qu’il exercera ses fonctions, notamment à Trébrivan.  Il s’éteint à Maël-Carhaix en 1910. Aujourd’hui, une rue de Rostrenen porte son nom.

Photo de Valentin Emile Gilbert envoyée à Melle Emilie Le Huerou Kerisel (photo appartenant à M Jean Rivoal)
Inscription au verso « Gage d’affection Emilie Kizel. Emile Gibert Aumonier de la Marine »

Valentin Gibert est nommé vicaire à Trébrivan, le 12 septembre 1866. Il rejoint Lannion, le 8 octobre 1867 avant d’être nommé aumônier de  la marine, quelques mois plus tard le 3 mars 1868.

L’abbé Gibert a également séjourné au Cambodge, où il a été nommé « chevalier de l’Ordre Royal du Cambodge » pour services rendus à ce royaume, par le roi Sombach Prea Norodom, le 1er janvier 1885.

Il se retire en 1885, à Saint-Brieuc, puis décide de s’installer à Maël-Carhaix en 1895.

Très généreux, il aime aider ses semblables, mais, par discrétion, préfère confier cette tâche à son ami, Yves Le Pennec, directeur de l’école publique de Maël-Carhaix.

On le rencontre souvent se promenant dans les rues de Maël-Carhaix, toujours accompagné de ses deux chiens, les appelant sans cesse « Mimi, Zaza » ou « Zaza, Mimi », sans doute pour ne pas faire de jaloux !

A son décès, le mardi 22 novembre 1910, il lègue à l’hospice de Rostrenen, sa bibliothèque et son harmonium.

Extrait de la « Semaine religieuse du Diocèse de Saint-Brieuc » 1910 :
Rubrique nécrologie

Lettre du 24 novembre 1910 transmise à l’évêque de Saint Brieuc, par M. Le Mercier, curé doyen de Maël-Carhaix.

« Monseigneur,
Je viens recommander à vos prières l’âme de M. Valentin Gibert, décédé mardi soir, vers 8 h ½. Il s’était mis au lit à 7 heures, bien portant, quand une heure après, la personne qui gardait, en l’absence de la domestique, ayant entendu ce cri de détresse : « Mon Dieu, mon Dieu », fut voir ce qu’il y avait. M. Gibert lui dit qu’il avait cru qu’il allait mourir. On avertit aussitôt le docteur, qui demeure à une distance 100 mètres tout au plus. Le médecin arrive à l’instant mais voyant la crise passée, il prenait congé du malade quane il le vit faire un mouvement, étendre les deux bras et rendre le dernier soupir.
M. Gibert, vivait seul dans une maison qu’il venait de faire construire auprès de la gare. De là, il venait dire sa messe régulièrement, à la même heure presque tous les jours, dans l’église paroissiale, à un autel collatéral qui était réservé. Et Mardi, matin, jour de sa mort, quand je l’ai vu à l’église, j’étais bien loin de m’attendre à ce prompt dénouement.
M. Gibert, aumônier de la marine, retraité, avait choisi Maël-Carhaix pour résidence, et il y était depuis 15 ans. »

Sources : archives familiales M.M. Le Baquer, complétées par la « Semaine religieuse du Diocèse de Saint-Brieuc »

Un ancien aumônier de la flotte

« Mercredi, sur son désir formel de reposer auprès d’un de ses anciens collègues de la flotte, on a inhumé dans le petit cimetière de Teillé (Sarthe), le corps de M. Gibert, ancien aumônier de la marine, décoré de la Légion d’honneur et décédé les jours précédents, à Maël-Carhaix, où il s’était retiré. »

Sources : archives départementales des Côtes d’Armor « Echo de Guingamp » 1910


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