
La collégiale
L’église, à l’origine, n’était qu’une chapelle, la chapelle du château des barons de Rostrenen. En l’an 1300, selon la tradition, la découverte du buste de la Vierge sous un buisson fleurissant en plein hiver et les miracles qui se succédaient, attiraient une telle affluence de pèlerins que la chapelle ne suffisait plus. La générosité des seigneurs et les dons des pèlerins permirent de construire une église qui fut terminée dans la première moitié du XIV siècle. A en juger par ce qui en reste, c’était un magnifique monument. Ont malheureusement disparus son chevet gothique, sa tour couronnée d’une flèche hardie et légère, le plus bel ornement des horizons des Montagnes Noires, sa voûte et ses arceaux de granit. De cette église primitive, nous ne gardons que le transept si majestueux avec ses faisceaux de colonnettes et la partie basse du porche sud, du plus sévère et du plus riche gothique que nous offre le XIVe siècle.
1300 : découverte du buste de Notre-Dame.
Buste trouvé « parmy les ronces qui portaient de belles roses, au cœur de l’hyver, par lequel miracle, ladite image fut trouvée. » (Albert Le Grand)
Nota : non au cœur de l’hiver, mais en automne, les premiers jours de décembre. Pourquoi ? Parce que nous avons fixé au premier mardi de décembre une foire de temps immémorial
La Vierge de Rostrenen
Quand la Vierge sur la coteau
Jetait son blanc manteau d’hermine
A Rostrenen, prés du château
Parmi les buissons d’aubépine
Brillait, sous les yeux des seigneurs
Un rosier tout couvert de fleurs
Un jour vint où des paysans
Poussés par une main divine
Pâtres, femmes, petits enfants
Voulurent voir sous l’églantine
S’il n’était point quelque trésor
Sainte image d’argent et d’or
