Un coin de Rostrenen en Bohème

En 1777, Innocente-Catherine du Plessis-Bellières, duchesse d’Elbeuf, baronne de Rostrenen, sans postérité, décide de vendre la baronnie au prince Jules Hercule de Rohan-Guéméné qui s’exila par la suite en Bohême.
Dans l’acte de vente, on peut lire : « château dans la ville de Rostrenen, assez prés de la collégiale pour qu’on puisse entendre la messe au moyen d’un corps de logis neuf, fait depuis quatre ou cinq ans et qui a cousté prés de quatre mille livres … » Jules Hercule de Rohan, fils de Hercule, prince de Guémené et de Louise de Rohan Soubise, avait pour aïeule du côté paternel Jeanne de Rostrenen, vicontesse de Rohan. Jules-Hercule de Rohan déjà prince de Guémené, duc de Montbazon, pair de France, lieutenant général des armées du roi, put donc, en 1777, ajouter à ses titres celui de baron de Rostrenen. Mais après la défaite financière de son fils, Henri Louis, prince de Rohan, le nouveau baron de Rostrenen dut accepter la cassation de son contrat signé avec la duchesse d’Elbeuf. Il s’exile à Vienne en 1791. Après avoir reçu le titre ducal de l’Empereur Ferdinand 1er en 1808, il obtient en 1820, le château de Sychrov, en Bohême du nord. Le duc entreprend dans son château de nombreuses rénovations, inspirées de sa Bretagne natale. Dans l’aile ouest, entre les fenêtres du premier étage, il y a une succession de blasons français : Rostrenen (1324), Navarre (1377), Clisson (1384), du Guesclin (1405), Montauban (1443), Lorraine (1450), Armagnac (1505) et Bretagne.    

D’après des documents transmis par Hrad Svojanov


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